Témoignages de bipote
« Pour moi, le diagnostic est relativement récent, mars 2019. Je m’en souviens, parce que je bossais, et j’ai cru au départ que le mot n’avais pas tant d’importance que ça. en soit, le mot ne change pas vraiment qui on est, ce qu’on est, ce qu’on vis. Pour moi, ça a signifié les premiers essais de médocs, 30 kilos de plus en 3 mois. Et une descente.
A 32 ans, je sentais comme une petite pression du « normal, range toi, trouve un mec, fait un enfant.Je rencontre Le mec idéal, quasi le même âge (2 ans de moins c’est rien) posé, un emploi, une famille soudée, un appart, vivant dans le sud. Je quitte mon emploi, mon appart, ma région, ma famille, le tout en 5 mois. Apres un enfant et un avortement « forcé »
j’ai un peu décompensé. Je suis partie en scred, mes affaires et mon fils sous le bras, j’ai eu la garde en première instance, il l’as eu en appel. Je fais depuis 10 ans les trajets ( condamnation au tribunal) pour exercer mon droit de visite et d’hébergement pendant les petites vacances en entier, moitié des grandes, Noël et jour de l’an en alternance année paire/année impaire.
Actuellement, j’ai un boulot. Depuis presque un an. Renouvellement mois par mois. J’ai un traitement. Suis-je équilibrée? Que neni ma bonne dame!!!! Mais ça va. Sachant que j’ai les moyens de crever quand je veux, je m’autorise a vivre!!! «